Toutes les contributions

 

Le recueil des contributions en ligne a été ouvert entre octobre 2015 et avril 2016, pour que chacun, citoyen-ne, professionnel-le, association, institution, puisse apporter son point de vue sur le dépistage du cancer du sein
et les évolutions souhaitées. Les contributeurs pouvaient choisir de s’exprimer de façon ouverte, ou bien en sléectionnant une des thématiques proposées.
Consultez l’analyse des contributions numériques produite par le comité d’orientation de la concertation.

Je trie les contributions

Vous avez participé au dépistage du cancer du sein, quelle est votre expérience ? Avez-vous identifié des points d’amélioration ?
Professionnels, acteurs associatifs, vous accompagnez des femmes concernées par le dépistage, quel est votre point de vue sur son organisation ?
Comment améliorer chaque étape du dépistage : information, invitation, prise de décision, déroulé de l’examen, communication des résultats ?
Quels professionnels de santé pour accompagner les femmes dans le dépistage ? Quelle place pour chacun d’entre eux (médecins généralistes, gynécologues, radiologues, sages-femmes…) ?
Pour les femmes à qui un cancer serait diagnostiqué lors du dépistage, comment améliorer leur parcours de soins entre le dépistage et la prise en charge ?
Que penser de la coexistence entre le programme national de dépistage et le dépistage réalisé à titre individuel ?
Comment organiser le programme de dépistage pour qu’il s’adresse également aux femmes à risque élevé et très élevé de cancer du sein? Quels professionnels pour les accompagner ?

Auto-palpation


Myrtille

Citoyen/ne • 30 sept

Auto-palpation

Myrtille, Citoyen/ne • 30 sept

Bonjour,
Que de battage médiatique sur le dépistage autour de la mammographie! Mais RIEN absolument RIEN sur l'auto-examen!
J'ai 57 ans. L'an dernier, j'ai été traitée pour une tumeur du sein (tumorectomie, chimio, rayons).
J'ai découvert ma tumeur par hasard en me regardant dans un miroir! J'ai bien dit en me regardant, pas en me palpant!!!!
Rigoureuse, j'applique à la lettre tous les programmes de dépistage qu'on me conseille, y compris donc, la mammographie tous les deux ans depuis l'âge de 50 ans. Je suis de plus, suivie chaque année par un gynécologue depuis plus de 25 ans.
Les mammographies étaient normales en décembre 2012. Visite chez la gynécologue 6 mois plus tard, tout va bien! En plus, je ne suis pas à "risque"!!!
Mais voilà, 6 mois plus tard, je lève le bras et j'ai découvert un "trou" dans mon sein! Mon sein n'était plus rond!!!
Il a fallu que j'aie ce cancer pour apprendre que l'auto palpation était à faire, en plus de la mammographie, CHAQUE MOIS!!!
Je suis tombée des nues!!!! Pas un médecin, pas un gynéco, ne m'en avait informée!!! Aucune info non plus sous forme d'affiche, ou de dépliant... RIEN, absolument rien sur le dépistage par l'autopalpation, elle ne coûte pourtant rien à la sécu!!!
Et pour en avoir discuté avec les femmes de mon entourage, je peux vous dire qu'une très petite minorité était au courant!
L'information sur l'auto-examen doit être mieux diffusée (fréquence, comment faire...)
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Campagne de dépistage, image des femmes et...


ANNETTE LEXA

Citoyen/ne • 29 sept

Campagne de dépistage, image des femmes et responsabilité

ANNETTE LEXA, Citoyen/ne • 29 sept

Nous assistons depuis des années à une véritable opération militaire de recrutement national quasi-stalinien des femmes jusqu’au fond des campagnes les plus reculées et par tous les moyens : Médecins, Institutions, associations, politiques, tous enrôlés pour la Grande Cause Nationale avec l’objectif chiffré de porter le recrutement idéalement à 70 voire 80%. On va jusqu’à user de « mammobiles » arpentant le département de l’Hérault dans ces villages les plus reculés pour vaincre les « réticences » des femmes « vulnérables » et « ayant une mauvaise image de soi» (je n’invente rien, allez lire le Rapport de la Haute Autorité de santé, 2011) et proposer gratuitement un examen « utile » aux femmes dès 40 ans.
Tous les ans, nous avons droit à la campagne Octobre rose avec le déferlement de messages culpabilisants, infantilisants, pour toucher les femmes par l’émotionnel censé être leur vecteur principal de communication et visant à les transformer toutes en bécassines cancéreuses qui s’ignorent. Quitte à broyer au passage des vies individuelles, des intimités, des sexualités épanouies, détruire des couples et des familles (un surtraitement de cancer n’est pas une épreuve banale sans risque, c’est un drame personnel) et à laisser des femmes dans des difficultés financières insurmontables car définitivement étiquetées ex-cancéreuses (perte d’emploi, assurances…).

Pourquoi j'y ai renoncé


Rebel

Citoyen/ne • 29 sept

Pourquoi j'y ai renoncé

Rebel, Citoyen/ne • 29 sept

Plusieurs expériences négatives:
Sein avec mastoses très douloureux à l'examen, si mammo prescrite, toujours réalisée en plus et l'inverse est vrai.
Comme il est constaté systématiquement des mastoses, il n'y a pas possibilité d'obtenir une 2ème lecture, ce qui était l'intérêt du dépistage ADEMAS.
Systématiquement pression énorme, et même chantage du radiologue (quel que soit le cabinet consulté) pour faire une ponction sur le champ sans laisser le temps de réfléchir.J'ai même vu un radiologue préparer son matériel pour la ponction sans même me dire qu'il s'apprêtait à le faire. Parfois il se justifie en affirmant que si il ne le fait pas sa responsabilité est engagée et qu'il a peur d'être poursuivi. J'ai accepté les 2 premières fois, et l'analyse n'a rien donné car la matière ponctionnée était trop dure. Aux examens suivants j'ai refusé. E t maintenant je ne vais plus faire les contrôles même si je présente des symptômes susceptibles d'évoluer défavorablement.
En résumé j'ai la conviction d'être là pour remplir le tiroir caisse du radiologue. Je connais le verdict : ponction obligatoire. Le patient n'est qu'un objet qui rapporte de l'argent et je ne supporte pas la pression mise par les radiologues.

Organistaion du dépistage : mon vécu et...


Cat93

Citoyen/ne • 29 sept

Organistaion du dépistage : mon vécu et des pistes de réflexion

Cat93, Citoyen/ne • 29 sept

En 2012, on me détecte un cancer du sein. S'en suit une tumorectomie puis séances de radiothérapie et aujourd'hui tout va bien. Bien que j'ai été accueillie dans un hôpital (pour la chirurgie) avec un service "urgence sein" dédié au diagnostic et à la prise en charge précoce des cancers du sein, je trouve qu'il y a parfois un manque cruel d'informations données aux patientes et une "réticence" (inconsciente, je le pense) à nous impliquer dans le parcours de soin qui nous attend. Je m'explique : une grande partie des choses que j'ai apprises sur le cancer du sein provient de mes propres recherches et il faut trop souvent aller à la pêche aux informations auprès des personnels soignants quels qu'ils soient. Quand on est reçu par un médecin, un chirurgien, un radiothérapeute, etc., on devrait un peu plus sentir que le médecin est ouvert et prompt à répondre aux questions que l'on se pose dans ces moments. J'ai dans certains cas plus eu l’impression d'être un sujet de la médecine qu'une véritable actrice dans mon parcours de soins. Dans mon cas, cela s'est plutôt bien passé car je tiens à beaucoup m'impliquer dans tout ce qui concerne ma santé en ayant pour objectif de comprendre complètement TOUT ce qu'on me dit, me prescrit, m'explique etc. Mes recherches d'informations en amont ont aussi été fort utiles pour décrypter le langage et le vocabulaire purement médicale des médecins. Donc à tous les personnels soignants, revoyez votre co-mmu-ni-ca-tion s'il vous plait. Merci.